Mary Robinson a passé sa vie à militer pour les droits de l’Homme. Elle a été la première femme présidente de l’Irlande entre 1990 et 1997. À la fin de son mandat, en reconnaissance de son engagement dans les domaines de la justice et de l’égalité, elle a été nommée Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme, poste qu’elle a occupé entre 1997 et 2002.
Mary Robinson est bien connue pour avoir développé un nouveau niveau d’engagement entre l’Irlande et les pays en développement pendant sa présidence. Elle fut le premier chef d’État à se rendre en Somalie en proie à la famine puis au Rwanda après le génocide.
Après avoir quitté l’ONU en 2002, Mary Robinson a continué à militer pour la résolution des problèmes du monde en voie de développement, notamment en créant Realizing Rights, une initiative de mondialisation éthique dont le travail se concentre sur le développement du commerce juste et équitable, sur le renforcement des interventions contre le VIH/Sida et sur l’élaboration de politiques migratoires plus humaines.
Les efforts de Mary Robinson ont été largement reconnus dans l’arène internationale. En 2004 Amnesty International l’a nommée « Ambassadeur de la conscience ». Elle est Présidente honoraire d’Oxfam International et membre des Global Elders (les Aînés). Elle compte parmi les dirigeants du Club de Madrid constitué d’anciens chefs d’État et de gouvernement et elle est également membre fondateur et Présidente du Council of Women World Leaders. Parmi ses prix et récompenses, le Prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe (1997), le Prix de la Paix de Sydney (2002), la Médaille de la paix Otto Hahn, (2003) et le Prix Prince des Asturies en Sciences sociales (2006). Mary Robinson est le 24ème Chancelier de l’université de Dublin, et la première femme à accéder à ce titre.